la subversion est instructive

jeudi, septembre 13, 2007

Je n'ai besoin de personne...




.. en Harley Davidson.

Tiens je crois que j'ai trouvé un nouvel objet de rêve. Il s'appelle Francis Capra. Décidément, je régresse au stade lycéen à une vitesse proprement stupéfiante, à côté de laquelle la dite moto même lancée à fond ferait bien rigoler.

Mais bon, la moustache fine et bien portée, le crâne rasé, la croix sur le sweat noir et le cuir, c'est la classe. D'ailleurs je me demande bien ce que j'attends pour en prendre de la graine, et vite fait. Y aurait-il par hasard quelqun ici qui ose mettre en doute la parfaite adéquation de ce look pour une jeune fille douce, féminine et délicate que la modestie m'empêche bien entendu de nommer?

D'ailleurs j'ai pour projet d'aller m'amuser un peu ; faire du lèche-vitrine, vous voyez, du shopping, quelque chose qui me corresponde bien. Je meurs d'impatience à l'idée de me coller des poudres de toutes les couleurs plein le visage, et du rouge à lèvre, et du mascara, et des paillettes, et tout! S*p*o*a c'est la belle vie. Ensuite j'irai avec mes copines essayer des robes dont l'élégance est inversement proportionnelle à la longueur de tissu nécessaire pour les créer, des pattes d'ef rose en léopard et des sandales dorées à talon. Donc je vais devoir renouveler un peu mon stock de copines mais c'est pas ma faute (à moi), hein! Ou alors je me lance dans le trafic des chromosomes Y, ça doit être assez rentable, et je leur refile des X à la place. Oh et puis s'ils sont pas contents mes copines, et ben tant pis, ils viennent comme ça. Le torse velu, ça fait toujours un certain effet, dans un décolleté, je crois...
Mais je fais même pas exprès je vous promets. Je suis comme ça depuis quasiment deux mois, et j'arrive pas à ratterrir.
Bon, c'est pas tout, ça, mais qui est-ce qui m'accompagne, au final?
Allez, faîtes pas vos timides. Je vous connais, hein, c'est pas à moi que vous allez faire le coup du "Oh mais non voyons, c'est pas mon genre".
Bisouuuus.
'Tain qu'est-ce qui m'arrive? Ouh j'ai peur.



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mercredi, juillet 25, 2007

Comme à 15 ans

Tiens c'est drôle, je vais déménager samedi, et j'ai vraiment l'impression de débarquer sur paname, genre "Hey Buenos Aires lalalalalaa"
Comme si c'était un nouveau début, la première fois que j'habitais seule, tranquille, avec toute la ville pour me balader et réfléchir, une bière à la main. Je crois que j'ai très envie d'être toute seule, indépendante, et pouvoir rentrer à pas d'heure sans que ça ne gêne qui que ce soit.
Envie de promenades urbaines et d'horaires inexistants, de gens croisés rapidement et d'autres qu'on revoit, de temps à autre, par hasard.

M'être rendue compte que je suis un sauvage asocial, ça m'a fait du bien. Jamais je ne serai la poupée que certains voudraient tenir sous leur coupe, et c'est tant mieux. Peut-être donnerai-je la main à quelqun, mais en toute confiance, cette fois-ci, tout est à recommencer on verra bien avec qui : lui ou un autre, mais un égal. Pas de projets en forme de cages à rêves, pas de conciliations aux allures de compromis, c'est fini. Demain on verra, demain. Une décision, que suivront mille autres.

J'ai réalisé que la bonne vieille amitié virile (hahaha), ça a du bon. Se rouler dans le sable en se bourrant de coups de poing, que cela vous paraisse étrange ou non, ça fait du bien. Et on se repose des émotions en buvant une tite mousse. Et on erre en quête d'un noctambus qu'on ne risque pas de trouver puisqu'on a pris une rue en sens unique (le mauvais, évidemment). Le week-end dernier j'ai vu plein de films débiles avec des copains, c'était rigolo : du kickboxing québecois, des peplums ratés, des histoires de dieux de l'Olympe qui font du kung-fu, une présentation du carnaval de Rio par Schwarty... que du lourd. J'ai aussi vu Volver, toute seule à la Villette. C'était bien!!! Le film, et d'être toute seule, ouverte à l'inconnu. J'ai discuté avec des types en sortant de la projection. Pour rien, juste pour parler. J'ai aussi été à un barbecue, et je me suis même super bien entendue avec une fille... oui, une fille!! On a bu du Calva, j'ai dormi dans un grand lit avec un nounours énorme. J'ai vu une comédie grinçante italienne des années 60, hier, drôle et méchante, truc de bidonvilles ; en plus je venais de ramasser des vêtements qui n'attendaient que le passage des éboueurs pour accéder enfin au repos éternel. Raté, ils m'ont plu. Bref, c'est la belle vie, je m'amuse, je suis libre.

Libre pour encore quelques mois. Ensuite, il faudra se décider, savoir si je la présente ou non cette ... d'agreg. Oh, je verrai bien d'ici là.
Savoir que devenir, comment vivre, manger et boire. Savoir où vivre.

Libre aussi d'oublier que je vis dans un pays qui est en train d'expulser pour la deuxième fois mon pote brésilien. La nation française le loge et nourrit en attendant, à titre gracieux (on est dans le pays des droits de l'homme, oui ou merde) dans un magnifique centre de rétention à Palaiseau. La classe, non. Sauf qu'il en est tellement content, du service, qu'il ne veut même pas que je vienne lui rendre visite de peur d'avoir à passer par la fouille obligatoire avant et après le parloir, à poil avec des mecs qui te tripotent de partout.

Libre d'oublier que je ne sais pas quoi faire pour changer quoique ce soit à ce foutoir, pour qu'on arrête de nous bassiner avec l'identité nationale, la rentabilité et le travail. Je n'aime pas le travail.
Je n'aime pas non plus l'argent, où est le problème? J'ai envie de vivre avec les gens et pas toute seule, de ne pas être riche tant qu'il y aura des gens qui crèvent de faim ou ne peuvent pas réaliser leurs rêves, où est le problème? Pourquoi est-ce que les pauvres eux-mêmes sont si scandalisés qu'on méprise ce bel argent, qu'on ne le dépense pas n'importe comment afin de n'avoir pas à s'en procurer du "nouveau"?
Je n'ai pas envie d'être salariée, même si je devrai bien l'être un minimum pour ne dépendre de personne, alors tant pis. J'ai bien choisi mes priorités, et je ne demande rien à personne, que je sache..

Je suis probablement immature. Bien. Je changerai d'avis dans quelques années. Bien. J'en aurai marre d'avoir du mal à joindre les deux bouts. Bien.
Et alors?
En attendant, je m'amuse, je me serai amusée. J'espère que les autres en feront autant, c'est tout.

Et, une fois de plus, je répète que je préfère une alternance de déprime glauque et de joies démesurées qu'une tiède et béate apathie. Mais bon. Vous me connaissez un peu, maintenant.

La prochaine fois je parle du rap. Promis.

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mardi, mars 20, 2007

Parce que c’était elle, parce que c’était moi.


Enfin surtout parce que c’était elle. Moi je n’y suis pour rien, en fait, rien du tout. Je nie en bloc. D’ailleurs vous n’avez qu’à demander aux autres, elle leur a fait le coup à eux aussi. Et le pire c'est que même en sachant ça, je ne peux pas faire un trait sur elle. Un vrai poison, non.

Au début en croit qu’on l’aime juste comme ça, comme on aime la mer ou les chevaux. On croit qu’on pourra repartir, reprendre la route ou l’avion un jour, en gardant juste les beaux souvenirs. On s’imagine sérieusement qu’on réussira très bien à vivre loin d’elle. Qu’on a notre vie, quoi, notre indépendance. Sauf qu’après on réalise que l’Argentine ça ne peut pas être une histoire d’un soir. C'est pas son genre les amourettes de vacances.

Bien sûr il aurait fallu y penser avant, y réfléchir un peu. On ne s’embarque pas dans un road-trip comme ça sans en peser sciemment les conséquences. Mais je ne savais pas, moi ! J’avais des étoiles plein la tête et les Beatles à fond dans les oreilles. J’étais heureuse de partir, c'est tout, heureuse de monter dans le car aujourd’hui et d’attendre le pouce levé, le lendemain, qu’un camion s’arrête. Ou l’inverse.
Heureuse de répondre « Ni idea » quand on me demandait où est-ce que j’allais. Non mais, d’où est-ce que j’aurais bien pu sortir une réponse ? Je suivais la route d’un convoi de pétrole, puis je regardais des ouvriers la nuit charger les troncs dans la remorque, à la frontière (ou peut-être un peu après, mais vous êtes de la police ou quoi ?). J’écoutais l’histoire de la traque des maquisards près de Cordoba en mâchant de la coca. Et je voyais les milliers de papillons blancs qui mourraient à la fin de l’été sur la chaussée, sous nos roues. Je dormais trois heures dans le coffre de la camionnette pendant qu’on longeait l’océan. Je préparais le maté sur le réchaud à gaz, dans la cabine, pour un vendeur de lait et son fils de six ans. Les kilomètres défilent par centaines tous les jours, là-bas. Et rien, rien, entre deux villes. La France a l’air d’une pays de nains à côté. Désolée si j’y étouffe mais il faut le temps de se réhabituer. Et pourtant cela fait déjà deux ans, et pas les moindres.

Mais depuis que je l’ai connue, je ne peux plus me contenter d’amours passagères. Dans aucun domaine, d’ailleurs. Je me suis mise à haïr le « faute de mieux ». J’ai repris du maté, récemment ; le sachet d’herbe que j’ai commence à s’éventer, la calebasse avait pris un goût un peu acide. Mais ça a beau me rappeler un connard très peu intéressant, quand je sens la bombilla qui me brûle les lèvres et que l’amertume glisse, apaisante, se répand, c'est dans tout mon corps que je la perçois, et c'est un pays entier que je sens autour de moi. Ce n’est pas que le connard en question, c'est aussi ses potes, leurs enfants, mes amis. C'est Mendoza et les soirées improvisées qu’on a fait chez des copains rencontrés à la gare. Ils flânaient, j’essayais de ne pas m’endormir. C'est Boca et la tête du vendeur qui n’a pas l’habitude de vendre une place à une fille seule. C'est la petite gitane de River qui m’a aidé à passer le pont vers le Brésil. C'est les gens, tous plus beaux les uns que les autres. Les parilladas, les pommes de terre roulées dans le papier alu et enfouies sous la braise, et le parfum de l’oignon.
Ça me manque. Mais pas un peu, vraiment. Et attention. Si vous me dites que vous m’accompagnez, je vous prends au mot, vous êtes prévenus.

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samedi, janvier 20, 2007

"Quand je te vois...."


.. enfin non, pas des yeux bleus ce serait bizarre. quoique. pourquoi pas, soyons fous, je me sens un peu étrange ce week-end, sans doute pour ça que je reste à cocooner à la maison.

je vais éclater de rire et danser toute seule si ça continue.
Envie de partir très loin mais pas toute seule, cette fois-ci. Envie de me lover dans autre chose qu'un canapé.

Mais non, je ne suis pas amoureuse, mais j'aimerais bien. Pour une fois j'ai l'impression que c'est vraiment reparti. Et puis de toutes façons j'ai pas de canapé, alors ça arrange tout.


N'empêche, je viens de réaliser qu'il était pas si laid Eddy, quand il était minot ; j'ai toujours cru qu'il s'était plutot bonnifié avec l'âge, ben faut croire que non. Enfin, comme il se bouge aussi ça y fait, sans doute.

Et puis oui j'ai des goûts de merde et tant pis.
Je suis aussi raide dingue de Hernan Crespo, Luis Figo et Andrea Pirlo, et Fabrizio Coloccini.. Au moins on ne peut pas dire qu'en théorie du moins je ne sois pas ouverte à des tas de styles différents. On n'est pas obligé de savoir après que je ne suis sortie qu'avec des bruns très bruns, doté d'une pilosité faciale relativement anarchique et peu développée, de grands nez et de longs cils noirs. Ca ne regarde personne.
Tiens ce matin, sur le coup de 5h45, alors que je revenais de Stalingrad, direction Porte de Versailles, en passant par Opéra c'est très logique, alors que je venais de traverser la Seine, je suis tombée sur un doux dingue, comme d'habitude, qui ne me croyait pas vraiment quand je lui disais que je traçais toujours comme ça, que je marchais parce que j'en avais envie alors même que j'aurais pu prendre le bus, ni quand je lui ai répondu que non, ce n'est pas parce que je le supposais impuissant que je refusais de prendre un taxi avec lui. Y a des gens bizarres, hein.
Sinon j'ai aussi gagné 5-1 un match que je sais même pas de quoi qu'on causait mais c'est pas grave. En gros je crois que les autres regardaient comment est-ce qu'on se tappait dessus avec un mec qui aime Al Green mais qui à part ça écoute aussi des bons trucs, je dois dire. Mais toujours est-il qu'on jouait à s'engueuler, sauf que lui manque singulièrement d'agressivité je trouve: il n'essaye pas de me forcer à dire "j'avoue que oui". Donc il a perdu.
Mais c'était sympa comme soirée.
ah, et tant que j'y pense : John Cale dans Sunday Morning des VU il vaut le détour aussi. Pour moi c'est typiquement le genre de mecs qui me donnent envie de pleurer et de me réfugier dans leurs bras, et de les avoir à moi toute seule pour les dévisager, les regarder tout mon saoul.
Tu m'étonnes que les mecs ils flippent après.

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lundi, octobre 09, 2006

post-it

si quelqun a Leaving Las Vegas, je suis vraiment preneuse. on m'en a parlé comme étant un film magnifique, et les critiques que j'en ai lu m'ont donné extrêment envie de le voir (même si personnellement je ne comprends pas ce que l'on peut trouver à Nicolas Cage, mais c'est peut-être parce que je n'ai pas vu le film). je crois même que j'ai un lecteur dvd sur mon ordi, et qu'on peut se faire une soirée ciné un de ces jours..
sinon il y a aussi La fureur de vivre que j'aimerais bien voir.
quoique, je crois qu'en fait Leaving Las vegas j'aimerais presque mieux le voir seule, enfin je ne sais pas. La fureur de vivre par contre, si, pour une soirée ciné ça peut être bien.

je suis vraiment une inculte en matière de ciné, c'est triste.
aidez-moi :)

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